Édito de Nathanaël Coste
Parrain du festival

“Je suis très honoré de la proposition de Maxime et Sundari de parrainer cette édition 2026 du FIFES. C’est un festival que je suis depuis sa création et dont l’utilité sociale n’est plus à démontrer. »
Moi-même réalisateur de documentaires, j’ai pu observer que plusieurs festivals dédiés à l’écologie et aux sociétés humaines avaient cessé d’exister depuis 6 ans. L’engagement demandé pour faire exister ce type d’événement et lui donner un rayonnement international est immense. Ici à Cannes, le FIFES permet d’installer ces thèmes qui ont eu tendance à disparaître de l’espace médiatique ces dernières années. Il permet également de faire le lien entre les acteurs et actrices du territoire et d’impliquer les scolaires dans la réalisation de films… Un vrai accélérateur social local !
En présentant mon documentaire La Théorie du Boxeur au festival en 2024, j’ai pu apprécier l’aspect profondément humain et généreux de cet évènement et de celles et ceux qui la font vivre. Les rencontres permises entre réalisateurs et réalisatrices de plusieurs continents avec le public autour de films qui montrent la beauté, la complexité, la fragilité, la résilience, les luttes, sont une source d’émerveillement et d’inspiration sans limites.
Dans une époque où nos dirigeants se perdent dans une quête de puissance rendue possible par le numérique et accélèrent la destruction des conditions de la vie sur Terre, nous avons besoin d’espaces pour décoder, rêver, nous mettre en lien, construire des utopies.
Le thème de cette année, la biodiversité est une entrée fondamentale pour comprendre le monde et œuvrer à sa régénération. Comme nous disait Satish Kumar pendant le tournage d’En quête de sens : « Le terme écologie vient du Grec et veut dire « connaître sa maison ». Économie, lui veut dire gérer sa maison. On crée partout des chaires d’économie mais rarement des chaires d’écologie, hors comment pouvons-nous gérer notre maison, si nous ne la connaissons pas ? Nous avons érigé l’argent qui est un moyen comme une fin en soi. Ce faisant, nous oublions que l’argent n’est pas réel, il ne se mange pas, ne se boit pas. Les seules choses tangibles qui permettent notre survie en tant qu’espèce c’est l’eau, les sols, les écosystèmes ou les communautés humaines. C’est là notre vraie richesse. »
Parce que nous avons besoin de recalibrer la boussole de nos priorités et de réaliser d’où nous venons, nous avons besoin des films documentaires qui nous ouvrent à la complexité du monde et à sa beauté. Le FIFES est l’un des rares endroits où l’on pense la société d’après dans la simplicité et la convivialité tout en parlant cinéma !
Bienvenue.
Nathanaël Coste
Réalisateur, producteur et diffuseur des films à impact
